Découverte
Montpellier et Aix-en-Provence:
75
000 emplois de plus depuis 1982?
Où ces photos ont-elles été prises?
Montpellier et Aix-en-Provence:
75 000 emplois de plus en 15 ans?
La situation évolue: Avignon se pose en "capitale de porte" entre Languedoc-Roussillon et Provence Alpes Côte-d'Azur, le pôle de Montpellier devient de plus en plus puissant, le positionnement d'Aix-en-Provence est relativisé par la prise d'importance d'autres pôles, la création d'emplois reprend à Marseille, qui se réapproprie son rôle de métropole.
Les cartes, les chiffres et la rédaction de ce dossier ont été mis à jour, sauf le tableau et les extrapolations de croissance d'emplois.
L'espace planifié
L'espace est-il quelque chose de bien rangé, entre métropoles d'un côté, ou que l'on voudrait telles, et villes moyennes de l'autre, connectées en réseau comme il se doit, et parant une métropole de leur guirlande?
La réalité est plus crue, et selon qu'on considère le stock (poids en population, entreprises et emplois) ou le flux (les évolutions en cours), l'organisation de l'espace n'est pas la même.
On a beaucoup parlé des grandes opérations volontaires qui devaient structurer l'espace et nous combler d'emplois: la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône (30 000 emplois directs officiellement annoncés en 1968) et la technopole de Valbonne Sophia-Antipolis dans les Alpes-Maritimes.
La zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer ne représente que 7 000 emplois, sur un site dont le positionnement à long terme et l'ouverture à l'international ne sont cependant pas en cause. La première entreprise à s'installer sur le site a été la SOLMER (sidérurgie) en 1974.
Les responsables de la technopole de Valbonne Sophia-Antipolis déclaraient 17 000 emplois en 1997 (mais en annoncent 18 500 en 1998), dans un département qui est le seul à connaître un solde négatif de l'emploi sur l'arc méditerranéen durant les années de croissance faible du début de la dernière décennie (10 600 emplois salariés privés de moins de 1990 à 1996), mais bien positionné en international avec sa technopole et son aéroport. La première vraie entreprise à s'installer sur le site a été FRANLAB (pharmacie) en 1974.
Ces deux opérations volontaires représentent quelques 25 000 emplois développés en 25 ans.
1. Deux cas de dynamismes "naturels"
Les villes de Montpellier et d'Aix-en-Provence connaissent une croissance de l'emploi soutenue, ainsi que de nombreuses communes de leur environnement, avec lesquelles elles forment de puissantes aires de développement.
On a d'abord mesuré l'évolution de l'emploi au sein d'une aire de 10 km de rayon autour de Montpellier, ce qui représente 23 communes et environ 300 000 habitants (sur la base du recensement de 1990).
La mesure du dynamisme aixois s'est faite sur la même base de population, ce qui représente une aire de 16,5 km de rayon et 27 communes.
On a ensuite fait le même calcul pour le district de Montpellier (15 communes et 282 106 habitants en 1990) et la communauté de communes du Pays d'Aix (14 communes au 1-1-1998 et 203 379 habitants en 1990). Ces territoires ne constituent pas l'aire de plus forte densité économique autour de ces villes-centre (mais était-ce le but?), leur nature est plutôt d'ordre identitaire, politique et administrative.
Les chiffres pris en compte sont ceux de l'emploi salarié privé (INSEE-UNEDIC), dont les derniers connus sont ceux définitifs au 1-1-1996 et ceux provisoires (et peu fiables) au 1-1-1997.
Aire de Montpellier (sur une base de 300 000 habitants)
Solde de l'emploi total entre les recensements de 1982 et 1990: + 26 437 emplois
Solde de l'emploi salarié privé entre le 1-1-1990 et le 1-1-1997: + 7 929
Estimation de l'équivalent emploi total (l'emploi salarié privé représentait 56 % de l'emploi total de l'aire en 1990): environ 14 159
Soit emploi total supplémentaire du recensement de 1982 au 1-1-1997: environ 40 596
Aire d'Aix-en-Provence (sur une base de 300 000 habitants)
Solde de l'emploi total entre les recensements de 1982 et 1990: + 22 289 emplois
Solde de l'emploi salarié privé entre le 1-1-1990 et le 1-1-1997: + 8 406
Estimation de l'équivalent emploi total (l'emploi salarié privé représentait 69 % de l'emploi total de l'aire en 1990): environ 12 183
Soit emploi total supplémentaire du recensement de 1982 au 1-1-1997: environ 34 472
District de Montpellier (15 communes)
Solde de l'emploi total entre les recensements de 1982 et 1990: + 25 480 emplois
Solde de l'emploi salarié privé entre le 1-1-1990 et le 1-1-1997: + 7 871
Estimation de l'équivalent emploi total (l'emploi salarié privé représentait 55 % de l'emploi total de l'aire en 1990): environ 14 311
Soit emploi total supplémentaire du recensement de 1982 au 1-1-1997: environ 39 791 (peut-être moins, l'emploi public déjà bien représenté en 1990 ne s'est sans doute pas développé dans les mêmes proportions).
Communauté de communes du Pays d'Aix (14 communes)
Solde de l'emploi total entre les recensements de 1982 et 1990: + 16 928 emplois
Solde de l'emploi salarié privé entre le 1-1-1990 et le 1-1-1997: + 5 448
Estimation de l'équivalent emploi total (l'emploi salarié privé représentait 70 % de l'emploi total de l'aire en 1990): environ 7 783
Soit emploi total supplémentaire du recensement de 1982 au 1-1-1997: environ 24 711 (peut-être plus, l'emploi public étant sous-représenté en 1990, le développement de celui-ci a pu connaître un rattrapage, selon la captation de fonctions métropolitaines opérée sur Marseille).
Conclusion
Quels sont les dynamismes de Montpellier, d'Aix-en-Provence et des autres grands regroupements de communes de l'aire métropolitaine marseillaise?
Quelques 75 000 emplois ont pu se développer en 15 ans au sein des espaces fictifs constitués par ces deux aires de 300 000 habitants en 1990. Le chiffre est d'environ 65 000 emplois si l'on considère les espaces constitués par le district de Montpellier et la communauté de communes du Pays d'Aix.
Peut-on rapprocher ces chiffres des 25 000 emplois en 25 ans représentés par les opérations volontaires de Fos sur Mer et de Valbonne Sophia Antipolis, considérées en dehors des systèmes urbains dont elles font partie?
Il faudrait faire la part des emplois réellement créés, des emplois ou du potentiel économique déplacés dans le cadre de ces grandes opérations volontaires, ou de la même façon, attirés par Montpellier et Aix-en-Provence, plutôt que développés sur place. Il faudrait également pouvoir prendre en compte le corollaire d'impact urbain de la technopole niçoise et de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, ainsi que les effets d'induction de l'ensemble de ces pôles et espaces.
Si l'on peut dire, depuis Marseille, qu'un certain dédoublement métropolitain profite à Aix-en-Provence, le cas de Montpellier est différent et nous interroge davantage encore sur la capacité d'attraction et d'impulsion que peuvent développer certaines villes, en association avec leur environnement économique.
Dans une étude réalisée en 1977 pour la DDE des Bouches-du-Rhône, nous avions déjà attiré l'attention sur la qualité des emplois développés en zone d'activité des Milles à Aix-en-Provence: soldes nets intéressants d'emplois réellement créés par des entreprises nouvelles apparues dans des domaines nouveaux. Toute une dynamique se mettait alors en place à l'époque où cette ville, joueuse et étudiante, se proclamait "ville ouverte aux saltimbanques et aux amuseurs de rue". Une étude réalisée en 1982 pour l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix analysait ce phénomène. Un état de grâce fait de jeunesse, de créativité et de tolérance, allait faire d'Aix-en-Provence une des villes les plus désirées.
La ville de Montpellier s'est également rendue très désirable: la création d'un district dès 1965, une affirmation politique forte, la mobilisation des équipes, un urbanisme d'avant-garde, une animation économique résolument tournée vers l'international, le tout servi par une politique de communication en cohérence.
Dans les Bouches-du-Rhône, pendant qu'Aix-en-Provence prenait son essor, le pôle de Vitrolles se constituait sur la base d'un redéploiement des fonctions logistiques marseillaises et des premiers transferts d'entreprises vers la périphérie. Il s'agissait pour Vitrolles davantage d'emplois déplacés que d'emplois créés. Il reste que la modernisation des entreprises à l'occasion de leur transfert, permettait à une partie d'entre elles et de leurs emplois, de trouver en périphérie une nouvelle durabilité.
Certains nouveaux pôles se constituent davantage sur des déplacements d'activités, d'autres comme Montpellier ou Aix-en-Provence, sur le développement d'activités et d'emplois réellement nouveaux, jouant un rôle dans l'obtention de soldes créations/disparitions d'emplois positifs. Tandis qu'ailleurs guette parfois la spirale du délaissement.
EVOLUTION EMPLOI TOTAL ET EMPLOI SALARIE PRIVE Grands regroupements de communes Population en 1990 Emploi total en 1990 Evolution 1982-1990 emploi total ESP au 1-1-1996 Evolution 1990-1997 ESP Marseille-Provence-Métropole 973 847 360 390 - 2 % 219 728 - 3 % District de Montpellier 282 106 127 204 + 25 % 77 225 + 11 % Pays d'Aix 203 379 83 708 + 25 % 63 778 + 9 % SAN d'Istres-Fos-Miramas 68 370 29 473 - 0 % 16 417 - 5 % Pays d'Aubagne 63 483 22 562 + 32 % 17 819 + 9 % District du Pays Salonais 45 686 14 983 + 12 % 7 801 + 10 % District de Berre 42 527 13 289 + 11 % 8 929 - 0 % Languedoc-Roussillon-PACA 6 372 892 2 230 884 + 10 % 1 264 421 + 3 % Source: INSEE-UNEDIC
Serait-on dans les cas de Montpellier et d'Aix-en-Provence en face de nouveaux "systèmes économiques et urbains"? Cette question, ébauchée dans une étude réalisée pour les Préfectures (SGAR) et les DRE de PACA et Languedoc-Roussillon, ainsi que pour le Commissariat à l'industrialisation du Languedoc-Roussillon (Activités et emplois sur l'arc méditerranéen, octobre 1995), a été reprise dans une étude réalisée pour la DRE DE PACA (Activités de service sur l'arc méditerranéen, septembre 1996). Les résultats de ces études ont inspiré les analyses faites plus loin, sur la base des derniers chiffres disponibles sur l'emploi et la démographie des entreprises.
Les évolutions du district de Montpellier et du Pays d'Aix sont assez proches, avec un avantage au district de Montpellier pour le volume d'emplois produit et le taux d'accroissement sur l'ensemble de la période (depuis 1982).
A Aix-en-Provence, l'évolution des origines marseillaises dans les zones d'activité était passée entre 1993 et 1995 de 19 à 20 %, alors qu'ailleurs la part des origines marseillaises se réduisait avec le temps. Avec la reprise de la croissance il semble que ce ne soit plus le cas, l'attractivité de Marseille s'étant renforcée. Sur l'ensemble de la période 1990-1998, le solde de l'emploi salarié privé est plus élevé à Aix-en-Provence (+ 8 790) qu'à Montpellier (+ 7 725). Le Pays d'Aix capte souvent le meilleur de ce que les Bouches-du-Rhône, l'espace le plus lourd en population et en activités de l'arc méditerranéen, peut attirer.
Dans le même temps l'accroissement de l'emploi était de 5 380 à Aubagne-Gémenos.
Salon-de-Provence a connu un fort accroissement de l'emploi en période récente, grâce notamment au bon positionnement de cette ville-centre à la croisée des axes de communication Est-Ouest et Nord-Sud, et à sa proximité de l'Etang-de-Berre. Le Parc logistique de la Crau (qui n'est inscrit dans aucun schéma public), avec 38 ha commercialisés en deux ans, a représenté en 1995 et 1996, la meilleure commercialisation en zone d'activité des Bouches-du-Rhône. Et en 1996 et 1997, les surfaces les plus importantes d'entreposage construites sur l'arc méditerranéen.
Bien que le solde reste négatif de 9 436 emplois à Marseille sur la période 1990-1998, il a été positif de 4 500 emplois sur la période 1997-1998. Le solde reste de même négatif à Nice de 5 719 emplois, tandis qu'il a été positif de 3 884 emplois sur la période 1997-1998.
Si l'on met à part la dynamique de l'opération volontaire de Valbonne Sophia-Antipolis, avec ses 19 000 emplois développés de 1974 à 1999, les pôles marquants de création d'emplois ont été ceux de Montpellier et d'Aix-en-Provence. L'accroissement de l'emploi salarié privé du district de Montpellier plus Mauguio, avoisine les 19 000 emplois de 1990 à 1999. En Pays d'Aix, l'emploi est davantage centré sur Aix-en-Provence, mais si l'on ajoute Rousset et les communes environnantes, on arrive à un accroissement de 12 000 emplois pour la même période.
2. Comment expliquer ces dynamismes?
On observe une corrélation entre création d'emplois et forte représentation de certaines activités tertiaires qu'on appellera "à impact". Cette corrélation en appelle une autre, entre le développement d'activités industrielles nouvelles orientées vers des marchés montants, et ce tertiaire à impact, parfois très proche. La R&D et l'informatique constituent souvent l'immédiat amont ou l'étroit corrélat de ces industries nouvelles. Certains services aux entreprises sont eux aussi totalement nouveaux et positionnés sur des marchés montants. Là où ces dynamismes sont à l'oeuvre, l'industrie contribue aux soldes positifs de l'emploi, en dépit d'une évolution nationale contraire.
Mais l'économie est un tout et il ne suffit sans doute pas d'inciter au développement du tertiaire à impact dans un bassin d'emploi pour que le miracle se produise.
Evolution de l'emploi
Une appréciation spatiale de l'évolution de l'emploi depuis le dernier recensement permet de repérer, toutes variations dans le temps confondues, des zones dynamiques et des zones dépressives.
On a représenté sur les cartes le nouveau zonage en aires urbaines de l'INSEE (calé sur les migrations alternantes de 1990), qui fait ressortir les différents territoires de l'arc méditerranéen et leur plus ou moins grande interdépendance ou autonomie. Montpellier se trouve dans une certaine autonomie. Les Bouches-du-Rhône s'élargissent, par contiguïté des espaces périurbains, à Nîmes, Avignon et l'aire toulonnaise, même si culturellement ces espaces restent parfois différenciés. L'est du Var et les Alpes-Maritimes paraissent faire partie de la même configuration littorale.
La région de Montpellier constitue une zone homogène où partout l'emploi progresse. Dans les Bouches-du-Rhône, Marseille, Arles, Fos-sur-Mer et de nombreuses communes de l'Etang-de-Berre perdent des emplois jusqu'en 1996, alors qu'Aix-en-Provence, l'est de Marseille et l'aire toulonnaise connaissent de fortes progressions. Marseille, Nice, Cannes et Toulon, sont des grandes villes où la situation de l'emploi s'est fortement dégradée. Les Alpes-Maritimes ont perdu beaucoup d'emplois également jusqu'en 1996, en dépit des progressions observées à Valbonne (technopole) et Carros (zone d'activité à contenu industriel significatif).
L'évolution est très différente en période récente. Si auparavant la croissance de l'emploi était limitée aux pôles de Montpellier, d'Aix-en-Provence et de Valbonne Sophia-Antipolis, l'emploi se développe à nouveau dans les grandes villes, sauf à Toulon. Au sein du district de Montpellier, la ville-centre et Mauguio, créent davantage d'emplois encore qu'auparavant.
Le tertiaire à impact à Montpellier et Aix-en-Provence
On a considéré comme faisant partie du tertiaire à impact: les activités informatiques (code APE 72), les activités de recherche et développement (APE 73), et les services fournis principalement aux entreprises (APE 74).
On a référé le nombre d'établissements de ces secteurs au nombre d'établissements industriels. Ce choix n'a pas été fait au hasard: aux échelles géographiques vastes, ce ratio est constant. En outre, Montpellier et Aix-en-Provence ne sont pas des villes qui se sont uniquement développées sur le tertiaire: c'est aussi dans ces villes (Aix-en-Provence), ou leur environnement proche (district de Montpellier) que l'on avait enregistré les soldes positifs d'établissements industriels les plus élevés de l'arc méditerranéen entre 1990 et 1996. Les villes-centre de Montpellier et d'Aix-en-Provence ont maintenant une évolution plus tertiaire, tandis que les établissements industriels investissent davantage la périphérie littorale de Montpellier, l'est et l'ouest d'Aix-Marseille, et de façon intense le littoral azuréen et varois. Il serait intéressant de savoir quel a été l'effet d'induction dans la génération de ces activités industrielles nouvelles, sur le littoral azuréen notamment, où le prix du foncier ne constitue apparemment pas un obstacle.
Services aux entreprises (APE 74)
On compte 12,7 établissements de service pour 10 établissements industriels sur l'Arc au 1-1-2000. Leur nombre est en progression de 13 % par rapport au 1-1-1998.
Comme le montre la carte, la représentation de ces établissements est double de la moyenne de l'Arc à Montpellier, Aix-en-Provence et Valbonne, qui accède à ce statut en 1997. Les densités les plus élevées sont observées à Valbonne, 33 pour 10, Montpellier 29 et Aix-en-Provence 28.
Les progressions du nombre d'établissements les plus fortes sont observées à Valbonne 29 %, Nice 8 %, Marseille 7 %, Montpellier 6 % et Aix-en-Provence 5 %. Les bons chiffres Nice et de Marseille attestent d'un retour vers la centralité des grandes villes.
Tertiaire informatique (APE 72)
On compte 12,2 établissements informatiques pour 100 établissements industriels sur l'Arc au 1-1-2000. Leur nombre est en progression de 18 % par rapport au 1-1-1998.
Comme le montre la carte, la représentation de ces établissements est double de la moyenne de l'Arc à Montpellier et à proximité de Montpellier, à Aix-en-Provence et dans quelques communes de l'environnement, à Valbonne, Biot et Villeneuve-Loubet, ainsi qu'à La Valette-du-Var. Les densités les plus élevées sont observées à Valbonne, 114 pour 100, Aix-en-Provence 41, Montpellier 38, Marseille et Nice 15.
Les progressions du nombre d'établissements les plus fortes sont observées à Valbonne 24 %, Aix-en-Provence 22 %, Nice 22 % et Montpellier 21 %. Après avoir plutôt progressé à l'extérieur de la ville, les activités informatiques se redensifient à Nice.
Recherche et développement (APE 73)
On compte 24,1 établissements de R&D pour 1 000 établissements industriels sur l'Arc au 1-1-2000. Leur nombre est en progression de 18 % par rapport au 1-1-1998. La progression était dans les années 1996-1998 de l'ordre du double.
Montpellier domine l'arc méditerranéen avec la plus forte concentration. Alors que la ville ne représente que 4 % de la population de l'Arc, elle concentre 21 % de ses établissements de R&D.
Les fortes densités sont à Valbonne, 241 pour 1 000, Montpellier 207 et Biot 109.
Valbonne, Mougins et Biot, où la technopole a permis de concentrer ces établissements, apparaissent comme des points forts à l'est de l'Arc. La technopole reprend de l'importance et un rayonnement qui avaient marqué une pose dans les années 1996-1998.
La région d'Avignon qui s'illustrait dans les années 1996-1998, par une sur-représentation supérieure au double de la moyenne de l'Arc, l'a perdue, au profit peut-être de cette queue de comète qui s'est formée à l'est de Montpellier, jusqu'à Nîmes et Avignon. Montpellier exerce sur ces activités une forte attraction qui peut s'étendre jusqu'à la région marseillaise.
La R&D est moins bien représentée à Marseille et Aix-en-Provence.
Les plus fortes progressions sont observées à Nice 33 %, Marseille 16 % et Montpellier 11 %. Comme on l'a observé pour les services aux entreprises et l'informatique, les villes de Nice et de Marseille retrouvent un pouvoir de centralité.
La R&D est mieux représentée sur l'arc méditerranéen que dans le reste de la France et elle y progresse plus vite. Montpellier constitue un bon exemple de cette réussite du Sud, d'autant que les emplois sont au rendez-vous.
Pistes de réflexion
Les corrélations observées entre le développement de l'emploi, le renouvellement et l'accroissement des activités industrielles, et la sur-représentation de certaines activités tertiaires, méritent un approfondissement par un travail de terrain et des enquêtes en entreprises.
Une analyse plus fine, au détail de la NAF 700, permettrait de mieux identifier les activités tertiaires et industrielles impliquées dans les évolutions positives de l'emploi. Des enquêtes en entreprises devraient permettre ensuite d'identifier les marchés montants qui soutiennent cette évolution.
L'accroissement des établissements de R&D mérite lui aussi analyse: part des établissements privés et publics, rôle des incitations publiques, repérage des enchaînements ayant le meilleur impact.
Une analyse plus fine de l'évolution de l'emploi dans le temps, ferait ressortir des moments locaux différenciés d'accroissement, indices, derrière l'évolution de la conjoncture, de conjonctions locales et de facteurs propices à ces évolutions.
Ce qui permet à la "mayonnaise de monter", n'est sans doute pas dans un tableau de chiffres. Il s'est trouvé à Montpellier et Aix-en-Provence des conjonctions favorables qui méritent que l'on formule des hypothèses et qu'elles soient discutées.
Les grandes villes ont leur place dans la localisation des services rares. La redynamisation de l'économie en milieu urbain mérite d'être étudiée sans complexe (la présence des activités en milieu urbain a ses exigences et un prix) et sans a priori (les activités industrielles nouvelles sont souvent compatibles avec une insertion en milieu urbain).
L'aménagement du territoire sera d'autant plus durable et efficace dans la gestion de ses moyens, qu'il s'appuiera sur des dynamiques identifiées. L'engagement des acteurs locaux et des entreprises constitue une force qu'aucun financement public ne pourra jamais remplacer.
Où cette photo a-t-elle été prise?

Ce bâtiment a l'architecture insolite a été construit vers 1910 au bord de l'Etang-de- Berre par Eugène BARRET. Il servait à l'importation de bois de charpente depuis Trieste. Il a terminé sa vie industrielle en abritant une entreprise de conditionnement d'escargots.
Ce bâtiment maintenant détruit se situait à la Tête Noire, sur la commune de Rognac. Personne n'a donné la bonne réponse. Ceux qui connaissaient ce bâtiment ne sont sans doute pas connectés à l'internet.
Où se trouve cette maison peinte?

Où exactement se trouve cette maison et qui est l'auteur de sa décoration?
Jean-Christophe Vila à Toulon et Norbert Montecucco a Aubagne ont trouvé la bonne réponse à quelques jours d'intervalle: cette maison se trouve à Pont-de-l'Etoile, entre Aubagne et Roquevaire. Son auteur est Danielle Jacqui, surnommée "celle qui peint" par les habitants du village.
Copillage
La photo de la page d'accueil du site de Cuges a été "empruntée" par les réalisateurs du site du collège de Gémenos, qui ne cite pas sa source et ne met pas de lien. Les cours d'instruction civique ne se déroulent sans doute pas dans la même salle que les ateliers web.