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Village de La Fare-les-Oliviers

Le village provençal de La Fare-les-Oliviers comptait 6 334 habitants au recensement de 1999. Il est situé au nord de l'Etang-de-Berre, où se côtoient raffinage, pétrochimie et maraîchage intensif, la plus forte concentration de serres maraîchères de France. Les grandes villes proches qui tiennent lieu de pôle de services et d'emplois, sont Aix-en-Provence et Salon. La commune de La Fare a adhéré en 1996 au multipôle de l'Etang-de-Berre, pour former un district de 50 000 habitants avec les communes de Berre, La Fare-les-Oliviers, Lançon, Rognac, St-Chamas et Velaux.

Cette évolution vers l'intercommunalité, impulsée par l'administration, n'a pas donné lieu à débat public. La commune était rattachée au canton de Berre depuis 1791, après avoir appartenu à celui d'Eguilles près d'Aix-en-Provence. D'autres choix d'intercommunalité étaient possibles, en direction d'Aix-en-Provence ou de Salon.

Avec la création en 2001 d'une communauté d'agglomération, ce sont maintenant 17 communes et 123 000 habitants qui forment le territoire qui vient de nous être dessiné et que le conseil municipal a adopté le 7 décembre 2001, toujours sans débat public, ce qui ne constituait pas une exception par rapport à ce qui se passait ailleurs. Un site d'information et de débat d'initiative privée a été ouvert en 2001 pour y pallier. Il s'est transformé en 2002 en une plateforme à vocation plus large: Communauté d'agglomération Berre-Salon-Durance (site non officiel).

La cave coopérative du village produit du vin de qualité (le rosé AOC est une petite merveille) et de l'huile d'olive réputée. La plaine agricole fait jonction aux Cravons avec celle de Berre, formée par les maraîchers sortis de Marseille à mesure de l'urbanisation de la métropole.

Les retraités de la pétrochimie et les anciens agriculteurs sont nombreux dans le village. Les nouveaux lotissements qui ont bourgeonné un peu partout, ont apporté un rajeunissement de la population, qui travaille ou poursuit ses études à Salon-de-Provence, Aix-en-Provence ou Marseille.

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Le village vu de la colline, depuis la chapelle Ste-Rosalie (1856).
Au fond, l'Etang-de-Berre et la route nationale vers Vitrolles et Marseille.
 

La place de la Fontaine au centre du village en 1908.
Les fontaines qui étaient nombreuses ont toutes disparu.
 

L'église paroissiale Ste-Rosalie au début du siècle.
La construction s'est faite par étapes en 1737, 1834 et 1883.
 

Broyeur à olives à trois meules, où les olives étaient
écrasées avant d'être pressées (Ancien moulin à huile, fondé en 1767).
 

La "chapelle" où les olives étaient pressées, après avoir été
réparties entre des "scourtins" de fibre de coco (Ancien moulin à huile).
 

Moulin Guien en 1910: meules au fond, presses à gauche,
préparation des tonneaux à droite (construction en 1706, 1850, 1878).
 

Descenderie de la mine de lignite aux Auberges.
Commencée en 1831, l'exploitation est abandonnée en 1838.
Elle sera reprise de 1940 à 1947 pour alimenter les
raffineries de sucre St-Louis à Marseille.
 

Place des Heyraud aux Bastides
 

Cours Aristide Briand (1915)
 

Centre du village (fontaine à gauche) en 1908,
croisement de l'avenue Pasteur et du cours Aristide Briand.
 

Le village en 1950: avenue du Maréchal Foch,
avenue Pasteur, avenue de Roquefavour et route d'Aix.
Au fond, la montagne Ste-Victoire et la chaîne de la Ste-Baume.

Images et documents réunis par Michel Millet,
pour toute information sur l'histoire du village: 04 90 42 68 55.

Vous les retrouverez dans l'ouvrage de Michel Millet et Félix Laffé,
éditions Equinoxe: "La Fare-les-Oliviers, le temps retrouvé".

 

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