GROUPE IPA SALON-ARLES
Concertation entre l'Union Pour les Entreprises des Bouches-du-Rhône
et l'Assédic Alpes Provence

Deux approches destinées à se compléter sont proposées, l'une statistique, à partir des chiffres les plus récents disponibles dans divers domaines (recensements de population de 1990 et 1999, recensements agricoles de 1988 et 2000, chiffres UNEDIC de l'emploi aux 1-1-1999 et 1-1-2002, constructions autorisées pour activités de 1997 à 2001), l'autre à partir d'une enquête menée l'été dernier auprès de 150 entreprises de la communauté d'agglomération Berre-Salon-Durance.

1. Vers l'analyse statistique
2. Vers les résultats d'enquête

Un forum de discussion où vous pouvez donner votre avis est ouvert ici :  http://www.ent-ter.com/gr06/

 

Zonage en aires urbaines

C’est le zonage en aires urbaines de l’INSEE qui est représenté en fond de carte. Il permet de faire ressortir les grands pôles économiques et urbains qui structurent le territoire. L'analyse des migrations alternantes au recensement de 1999 conduit à distinguer quatre type d'espaces :

  1. Les pôles urbains : au moins 5 000 emplois dans l’unité urbaine INSEE. Les zones d’activités périphériques aux villes font pour la plupart, partie de ces pôles urbains.
  2. Le périurbain monopolarisé : communes dont 40 % des actifs au moins sont occupés dans l’aire urbaine dont elles dépendent.
  3. Le périurbain multipolarisé : communes dont 40 % des actifs au moins sont occupés dans plusieurs aires urbaines.
  4. Les espaces à dominante rurale.

 

L'aire IPA et ses grandes caractéristiques

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IPA signifie instance paritaire ad'hoc. Cette instance est le moyen d'une concertation nouvelle entre l'assurance chômage et les partenaires sociaux, destinée à améliorer le fonctionnement des PARE (Plans d'Aide au Retour à l'Emploi). Il s'agit d'identifier les formations justifiées par les besoins des entreprises et d'améliorer l'efficacité de l'insertion.

Les critères de découpage des aires IPA ne sont pas connus. Celle de Salon-Arles s’arrête aux limites départementales nord et ouest, qui n’ont aucune pertinence économique, en particulier avec le Vaucluse, où l’aire urbaine avignonnaise déborde franchement dans les Bouches-du-Rhône. Elle comprend Arles et la plus grande partie de la communauté d’agglomération Berre-Salon-Durance, mais non les communes du nord et de l’ouest de l’Etang-de-Berre, comme si l’Etang-de-Berre déterminait pour les communes de sa périphérie une identité propre, alors qu’il n’en est rien. Elle comprend la commune de Grans, maintenant rattachée au Syndicat d'Agglomération Nouvelle du Nord-Ouest de l'Etang-de-Berre (ex SAN), tandis qu'elle ne comprend pas Miramas qui en fait partie aussi, et supporte avec Grans, la plate-forme logistique Clésud. Elle comprend la commune de Port-St-Louis, qui accueille l'extension de la zone industrialo-portuaire, mais pas celle de Fos où se trouve la première partie de cette zone.

Ce découpage, comme d'autres découpages institutionnels du monde économique, ne tient pas compte de l'intercommunalité et des instances de concertation que sont maintenant les conseils de développement.

Les 49 communes de l'aire réunissent 271 536 habitants (14,8 % de la population des Bouches-du-Rhône) et 83 699 emplois (10,1 % des emplois du département) au recensement de 1999, ce qui représente 0,31 emploi à l'habitant (0,45 pour les Bouches-du-Rhône). Les deux villes les plus importantes sont Arles avec 50 453 habitants (18 816 emplois soit 0,37 emploi à l'habitant) et Salon avec 37 129 habitants (15 833 emplois soit 0,43 emploi à l'habitant).

Cette zone, qui comprend 6 des 11 communes à dominante rurale et la totalité des 21 communes multipolarisées (les actifs du centre de cet espace rural et résidentiel occupent un emploi sur les pôles périphériques) des Bouches-du-Rhône, est déficitaire en emplois. L'emploi se concentre sur les grands pôles d'Aix et de Marseille, et certaines communes de la périphérie marseillaise ou de l'Etang-de-Berre. Arles a perdu des emplois depuis le recensement de 1990 (réduction des emplois de la construction métallique et de l'industrie alimentaire), tandis que Salon entrait dans une dynamique de croissance de l'emploi (développement du Parc de la Crau, la seule zone purement logistique du département avant Clésud à Grans-Miramas).

Cette zone est également celle où l'accroissement du parc de logements est la plus vive de PACA, avec une forte élévation du coût du foncier et une difficulté grandissante d'accès au logement pour les jeunes issus de la population locale. Tout comme on assiste à une remontée des activités de l'aire marseillaise, la partie de la population la plus solvable de l'est de l'Etang-de-Berre et plus largement de l'aire métropolitaine, concrétise ses projets résidentiels de Salon jusqu'à l'aire urbaine avignonnaise. Le caractère encore rural de cet espace, en déprise agricole partielle, le rend très attractif et ouvre des opportunités. La présence de la gare TGV au sud d'Avignon et la perspective de la réalisation prochaine de la LEO (liaison autoroutière Est-Ouest) qui rendra également le franchissement de la Durance plus aisé en 2007, motive l'installation d'actifs recrutés en dehors de notre région, pour occuper les postes nouveaux des activités actuellement en développement, parfois nouvelles elles aussi.

Cette situation pose la question de l'efficacité des formations actuellement offertes à la population locale, qu'il s'agisse des domaines où les offres ne sont pas pourvues, des domaines nouveaux, ou de la culture d'entreprise attendue des demandeurs d'emploi.

 

1. Ce que nous disent les statistiques

Structure de l'emploi UNEDIC en 2002 et évolution depuis 1999

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Quatre secteurs de la NAF 60 sont sur-représentés par rapport à la structure de l'emploi de PACA et trois d'entre eux connaissent un fort développement de l'emploi :
Les transports terrestres : 2 646 emplois, 5 % de l'emploi UNEDIC pour 3 % en PACA, 482 emplois de plus en trois ans (+ 22 %).
La construction :  5 217 emplois, 10 % de l'emploi UNEDIC pour 8 % en PACA, 682 emplois de plus en trois ans (+ 15 %).
Le commerce de gros et les intermédiaires du commerce : 4 829 emplois, 10 % de l'emploi UNEDIC pour 7 % en PACA, 343 emplois de plus en trois ans (+ 8 %).
L'industrie alimentaire : 1 908 emplois, 4 % de l'emploi UNEDIC pour 3 % en PACA, 77 emplois de plus en trois ans (+ 4 %).

Le secteur des services aux entreprises (6 008 emplois) est sous-représenté (12 % de l'emploi UNEDIC pour 14 % en PACA) et ses emplois baissent (- 815 ou - 12 %). Mais ce secteur, typique des grandes villes et des villes centre, développe ses emplois à Salon, dans un sens qui révèle le basculement de cette ville, d'abord capitale rurale, vers les besoins de l'Etang-de-Berre. Cette baisse a à voir également avec la disparition de deux sièges d'entreprises d'intérim dans les Alpilles, où il leur était possible de gérer leurs intérimaires dans un contexte de faible taux de taxe professionnelle.

Trois secteurs sont sous-représentés mais connaissent un taux de progression de l'emploi supérieur à la moyenne de PACA :
Les activités informatiques : composante notable des TIC : 204 emplois, 0,4 % de l'emploi UNEDIC pour 2 % en PACA, 47 emplois de plus en trois ans (+ 30 %).
La santé et l'action sociale : 4 015 emplois, 8 % de l'emploi UNEDIC pour 9 % en PACA, 629 emplois de plus en trois ans (+ 19 %).
Le commerce de détail : 5 741 emplois, 11 % de l'emploi UNEDIC pour 13 % en PACA, 866 emplois de plus en trois ans (+ 18 %).

Parmi les fortes progressions en volume, on notera encore l'hôtellerie-restauration : 3 531 emplois, 7 % de l'emploi UNEDIC, comme en PACA, 627 emplois de plus en trois ans (+ 22 %).

Parmi les fortes progressions en taux, on notera encore : l'assurance (+ 199 et + 64 %), l'industrie des matières plastiques (+ 160 et + 37 %), l'industrie chimique (+ 155 et + 33 %).

On dénombre 50 014 emplois salariés UNEDIC dans l'aire d'étude en 2002, 4 813 de plus en trois ans, soit une progression de 11 %, supérieure de 1 point à la progression nationale, inférieure de 1 point à la progression des Bouches-du-Rhône, inférieure de 2 points à celle de PACA. Si l'on fait abstraction du cas des sièges d'entreprises d'intérim dont les effectifs n'étaient que fictivement présents (mais un de ses sièges s'est semble-t-il transféré à Salon avec une partie de ces effectifs), la progression de l'emploi est probablement supérieure à la moyenne de PACA.

Salon qui avait déjà bénéficié de la prison entre les deux recensements, a largement bénéficié du développement du Parc de la Crau qui a remis en mouvement le tissu économique local et tourné la ville vers l'Etang-de-Berre. C'est la ville de plus de 20 000 habitants de PACA qui a connu le plus fort taux d'accroissement de l'emploi ces trois dernières années : + 33 % et 2 490 emplois supplémentaires.

Il semble que l'économie arlésienne se remette en mouvement elle aussi, avec un solde de positif de 1 448 emplois et une progression de 15 %.

L'ONERA (Office National d'Etudes et de Recherches Aérospatiales), installé sur la base aérienne de Salon, va prochainement développer ses effectifs, pour passer de 40 à plus de 200 ingénieurs et chercheurs, dans le cadre d'une restructuration nationale. Les domaines développés seront ceux de l'optique, de l'optronique, du radar, des télécommunications, de l'électromécanique, du contrôle des systèmes de vol et des drônes, avec toutes les perspectives de transferts vers les domaines civils qui accompagnent maintenant ce type d'implantation. L'impact sera comparable pour le Pays Salonais, à celui d'Iter à Cadarache, pour PACA.

 

L'indicateur des constructions autorisées

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Cet indicateur a une valeur d'anticipation et situe les zones géographiques sur lesquelles s'exerce la pression à l'implantation. Les communes en fort accueil de surfaces nouvelles ont été ces dernières années : Miramas (hors périmètre IPA), St-Martin-de-Crau et Salon. Il s'agit de surfaces industrielles sur ces trois communes et de surfaces logistiques à Miramas (plate-forme Clésud en démarrage sur Grans-Miramas) et Salon. Tarascon est concernée également par la logistique et Châteaurenard par l'industrie (conditionnement et industrie alimentaire). Pas beaucoup d'accueil d'activités nouvelles sur Arles, peut-être une offre en zone d'activités et des incitations inadaptées ? St-Rémy fait figure de ville-centre au sein de l'espace rural. C'est aussi une ville prisée par les touristes.

 

Les emplois de la logistique

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La logistique terrestre comprend les codes APE 602L, 602M, 602P, 631B, 631D, 631E, 632A, 634A, 634B, 634C, 712A, 748D.

La répartition de ces emplois sur le territoire témoigne d'une organisation très maillée de la logistique, qui ne se résume pas aux plates-formes logistiques, que les surfaces d'entreposage permettent davantage de repérer (voir l'indicateur des constructions autorisées) que la localisation des transporteurs et des emplois liés aux autres métiers de la logistique.

L'est de l'Etang-de-Berre et le nord de Marseille constituent toujours la principale concentration logistique de l'arc méditerranéen français.

Viennent ensuite dans les Bouches-du-Rhône : Fos et Port-St-Louis, puis Salon, St-Martin-de-Crau et bientôt Grans-Miramas, qui rivaliseront alors par leurs emplois, avec les concentrations situées plus au nord, à Cavaillon-Plan d'Orgon, et dans l'aire avignonnaise (dont Châteaurenard), avec la plate-forme de transfert de fret rail-route d'Avignon-Champfleury.

Les emplois de la logistique se développent actuellement à Port-St-Louis (et Fos-sur-Mer), Salon-Grans, St-Martin-de-Crau et de façon plus diffuse dans les communes du nord de l'aire (et surtout Cavaillon dans le Vaucluse). Ils baissent en Arles et dans le Gard à l'ouest d'Arles, comme si les échanges Est-Ouest voulaient s'adosser à l'aire avignonnaise plus au nord ? On observe cependant une forte croissance sur l'itinéraire Est-Ouest qui passe par le sud de l'Etang-de-Berre et Fos. Peut-être un changement de tendance dans la structuration spatiale de la logistique, délaissant Arles et Nîmes ?

Une ressource utile, le site Provence Logistique qui associe la CCIMP, la CCIPA, le SAN et Provence Promotion, mais le Parc logistique de la Crau à Salon est ignoré.

 

Les emplois agricoles

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Ils sont encore nombreux, même s'ils ont fortement diminué depuis le recensement de 1988. Sur les trois principaux pôles d'Arles, Châteaurenard et St-Rémy, ils ont diminué de moitié, tandis qu'ils doublaient à St-Martin-de-Crau, maintenant le principal employeur agricole du département. Ce sont les agriculteurs drômois qui sont venus faire de la pêche industrielle dans la Crau, tandis que le potentiel du nord du département se réduisait massivement. S'y ajoute maintenant l'olivier palissé et récolté mécaniquement.

La demande de main-d'oeuvre agricole constitue actuellement un réel problème, les exploitations ayant du mal à trouver parmi les demandeurs d'emploi locaux, l'équivalent de la main d'oeuvre immigrée, pas moins coûteuse, mais plus experte et plus productive. Certains exploitants ont du réduire leur surface ou modifier leur programme cultural, faute de trouver la main d'oeuvre appropriée. Les formules d'hébergement proposées jusqu'ici par les employeurs ne peuvent maintenant plus être pratiquées lorsqu'elles ne sont pas aux normes. Le développement de l'emploi serait davantage favorisé par la construction de programmes de logements sociaux que par de nouvelles formations.

 

2. Ce que nous dit l'enquête menée l'été 2002

Cadre de l’enquête et grands résultats

150 entreprises formant un échantillon représentatif ont été enquêtées sur les 17 communes de la communauté d’agglomération Berre-Salon-Durance au cours de l’été 2002. L’objectif était de connaître les profils recrutés, ceux qui n’ont pas été trouvés et ceux qui sont toujours recherchés.

Par «profil» on entend la qualification requise pour le poste, le diplôme éventuellement, l’expérience professionnelle, et enfin, ce qui relève de «l’employabilité».

138 entreprises représentant environ 3 800 emplois (15 % de l’emploi salarié de la communauté d’agglomération) ont fourni des réponses exploitables.

8 entreprises sur 10 ont procédé à des recrutements ces 12 derniers mois, offrant une large gamme d’opportunités, des emplois saisonniers en nombre important, à des spécialisations très variées.

Ces recrutements ont représenté environ 1 900 emplois. Ils correspondent davantage au renouvellement de l’emploi dans les entreprises, qu’à l’accroissement de l’emploi, de l’ordre de 800 tout de même durant la période pour les entreprises enquêtées. Les entreprises perdent des salariés, par départ à la retraite, démission, licenciement ou fin de contrat à durée déterminée. Ces salariés sont remplacés par d’autres, souvent sous forme de CDD. A ces recrutements qui correspondent à un renouvellement de l’emploi, s’ajoutent ceux qui correspondent à un accroissement des effectifs.

 

Il convient de distinguer deux types d’entreprises :

Celles dont le renouvellement du personnel est faible (103 entreprises ont recruté 470 salariés) et concerne le plus souvent des emplois qualifiés.

Celles qui connaissent un renouvellement important (7 entreprises ont recruté 1 430 salariés, en général pour des missions de courte durée), dans les domaines du nettoyage, de la manutention (dont fruits et légumes), des supermarchés, du déménagement et du transport routier.

Un résultat intéressant : sur les 138 entreprises enquêtées, 62 n’ont pas trouvé le bon profil pour 110 postes de travail qu’elles cherchent toujours à pourvoir. Tandis que d’autres s’ajoutent à celles-ci pour recruter dans les mois à venir. Au total, ce sont 70 entreprises qui cherchent à pourvoir de 120 à 150 postes (hors les entreprises à fort renouvellement qui recrutent en permanence dans des domaines moins qualifiés).

Comme le champ couvert par les enquêtes représente 15 % des emplois salariés de la communauté d’agglomération, on peut estimer que ce sont environ 700 demandeurs d’emploi que les entreprises auraient pu théoriquement recruter ces 12 derniers mois, au sein de la communauté d'agglomération, si elles avaient trouvé le bon profil. En extrapolant à l'aire IPA Salon-Arles, ce sont pas loin de 1 500 demandeurs d’emploi que les entreprises auraient pu théoriquement recruter.

Le chiffre des 700 recrutements possibles mais non effectués dans la communauté d'agglomération Berre-Salon-Durance, est à rapprocher des 6 106 demandeurs d’emploi de catégorie 1 que ce territoire comptait début 2002, et de la diminution de 227 obtenue au cours de l'anée 2001.

 

Recrutements effectués sur 12 mois par les 138 entreprises enquêtées

Domaines de recrutement de masse à fort renouvellement :

Les principaux domaines de recrutement ont été le nettoyage (450 agents d’entretien, parfois spécialisés), la manutention (350 personnes, avec le tri et la préparation des commandes, en grande partie dans l’expédition des fruits et légumes), les supermarchés (250 employés toutes fonctions, ainsi qu’une dizaine de cadres, comme chefs de rayon, directeurs adjoints ou gérants), le déménagement (200 déménageurs intermittents).

 

Domaines aux recrutements moins nombreux mais de plus longue durée :

Les chauffeurs, avec 31 chauffeurs routiers PL (poids lords) et SL (super lourds), 11 chauffeurs livreurs et manutentionnaires, 16 chauffeurs routiers et conducteurs d’engins de travaux publics, 14 ambulanciers, 3 chauffeurs-receveurs de bus.

Une trentaine de commerciaux, de directeurs commerciaux, de vendeurs ou vendeuses, ont également été recrutés, hors supermarchés.

La climatisation, les frigoristes, les chauffagistes, les spécialistes en alarmes et automatismes, l’électronique, avec le recrutement d’un peu plus d’une vingtaine de techniciens. Ceux-ci sont entourés de chargés d’affaire en climatisation, parfois d’ingénieurs. On peut leur rapprocher une dizaine de monteurs froid, électriciens ou plombiers également chauffagistes.

Dans le secteur des chantiers de travaux publics et du bâtiment, une vingtaine de recrutements recouvrent les postes de manœuvres, maçons, plombiers, électriciens, applicateurs de revêtements, couvreur, peintre et conducteurs de travaux. Il y a interpénétration avec la catégorie précédente de la climatisation.

Les mécaniciens, qui sont une vingtaine si on leur adjoint ceux qui sont orientés carrosserie et parfois peinture également. Ils sont complétés par une dizaine de menuisiers aluminium, chaudronniers, sableur, tuyauteur et finisseur.

Dans le secteur de la santé, outre les 14 ambulanciers déjà cités dans les chauffeurs, une dizaine d’aides-soignantes et d’infirmières, ainsi que 5 personnes du secteur paramédical, ont été recrutées.

Dans l’activité de bureau d’études, 7 ingénieurs ont été recrutés, dans les domaines de la simulation aéronautique, de l’environnement, de l’électrification et du génie-civil. On peut leur ajouter 2 développeurs informatiques et un dessinateur projeteur.

Dans de l’activité de bureau, 11 secrétaires, 4 aides comptables et 1 comptable, ainsi que 3 employés de bureau.

Dans la restauration, 2 chefs cuisiniers, 3 cuisiniers, tous diplômés, ainsi que 3 serveurs.

 

Les profils non trouvés

La catégorie la plus précise la plus recherchée est celle des chauffeurs routiers PL (poids lourds) et SL (super lourds), dont une quinzaine auraient pu être recrutés. Ils sont recherchés avec les certifications AFCOS (Attestation Formation Continue Obligatoire de Sécurité) et SIMO, avec si possible une expérience de quelques années. Deux entreprises signalent qu’une partie de leur parc est inutilisée, faute d’avoir trouvé ce profil. Parfois le besoin est saisonnier, sans doute une ombre au tableau pour des candidats certifiés et expérimentés. Les entreprises recherchent également des caristes spécialisés (formation APAVE), des manutentionnaires et des préparateurs de commandes dans le cadre de ces besoins saisonniers.

Des conducteurs d’engins, notamment de gros engins (tracto-pelles, bennes, chargeurs) sont également recherchés, ainsi que des titulaires de permis PL pour intervenir sur les autoroutes, avec parfois la formation complémentaire de mécanicien et une aptitude à faire vite.

On recherche également un chauffeur de bus expérimenté et des ambulanciers. Ces ambulanciers sont difficiles à trouver parce qu’on leur demande les diplômes (NBS, CCA), la connaissance du terrain (hôpitaux, cliniques, urgences), la capacité d’accepter des horaires contraignants et de «gérer un administratif lourd», c’est-à-dire de s’occuper sans défaillance des formalités administratives qui accompagnent l’exercice du métier. Ce qui est souvent résumé par la «motivation».

Les garages recherchent des mécaniciens expérimentés et polyvalents (dépannage ou remorquage sur autoroute). On leur demande le CAP de mécanicien, le permis PL, 3 à 5 ans d’expérience, la capacité d’intervenir rapidement. Ils cherchent aussi des carrossiers expérimentés.

Toujours sur la base du permis PL, on cherche un opérateur d’assainissement, métier qui n’aurait pas encore sa formation.

On cherche aussi des mécaniciens dans des entreprises plus classiques ou spécialisées, avec CAP, BEP ou BAC Pro et une expérience de plusieurs années dans la spécialité recherchée, comme l’intervention sur site, l’électromécanique ou les machines tournantes.

Les supermarchés cherchent certains emplois qualifiés, comme directeur avec sérieuses capacités de management, cadre acheteur, chef boucher avec CAP et deux ans d’expérience, bouchers, poissonnier, même sans expérience parce qu’ils seront formés dans l’entreprise.

Dans le secteur du bâtiment, certains profils spécialisés avec expérience ou appartenant à des métiers plus nouveaux, semblent difficiles à trouver (des apprentis sont recherchés dans les mêmes domaines) : peintres qualifiés (CAP) avec expérience, spécialistes des revêtements et du doublage (cloisons, faux plafonds, revêtements de sol, façadiers, étancheurs), charpentiers couvreurs, menuisiers aluminium, menuisiers de montage, maçons, électriciens câbleurs, nettoyeurs de cuves, ainsi que des chefs de chantier.

Dans le domaine du froid on recherche des frigoristes qualifiés (avec dans un cas une expérience en électromécanique) et un monteur de chambre froides (CAP avec expérience de montage de panneaux d’isolation).

Dans le domaine commercial on recherche des techniciens expérimentés avec expérience, capables d’implication, de ponctualité «beaucoup de candidats sont peu employables». Ainsi que des vendeurs en contrat de qualification en alternance (BTS vente).

Dans le domaine des automatismes, des capteurs et de leur arrière-plan informatique, on recherche des automaticiens diplômés (BTS) et confirmés, des électriciens et techniciens qualifiés dans les équipements anti-intrusion et la détection de l’incendie (CAP, BAC Pro ou BTS), un administrateur de réseau.

Quelques demandes non satisfaites dans le secteur de la santé : outre les ambulanciers, on cherche un médecin d’encadrement, des infirmières (dont une agent d’encadrement coordinatrice) et des aides soignantes.

Ainsi que dans l’hôtellerie : un chef de rang (CAP ou BEP), un commis de cuisine, une femme de chambre.

Les entreprises ont parfois pourvu des postes dans ces domaines, mais l’énoncé de ces profils non trouvés s’accompagne huit fois sur dix de la demande d’une réelle expérience, de motivation, d’implication, de capacité d’initiative, d’autonomie, de rapidité d’intervention et d'une certaine polyvalence, les tâches à accomplir ne pouvant se limiter au seul découpage d’une spécialité. Sauf peut-être dans de très grandes entreprises, qui d’ailleurs cultivent elles aussi la polyvalence. Ce sont ici d’engagement personnel et d’employabilité dont il est question, le profil ne pouvant se limiter au seul exercice d’un métier.

Quelques autres opportunités de recrutement : deux sérigraphes (que l'entreprise ne trouve pas en région), un prothésiste dentaire spécialisé en prothèses fixes et céramiques (avec 15 ans d’expérience), un comptable ou assistant comptable maîtrisant l’anglais, un opérateur de conditionnement dans la cosmétologie (rapidité requise).

 

Profils recherchés pour les 12 prochains mois

Les mêmes profils en plus grand nombre plus quelques autres : des programmeurs (IUT ou AFPA), des installateurs de paratonnerres, un ingénieur électricien BTS ou DUT en analyse des systèmes de sécurité, un qualiticien, une préparatrice pour vente de sandwichs en kiosque, un professeur de secrétariat, un métallier-serrurier, des apprentis mécaniciens et électriciens, un apprenti cuisinier, un apprenti en PAO.

 

Un forum de discussion où vous pouvez réagir est ouvert ici :  http://www.ent-ter.com/gr06/

Employeurs et demandeurs d'emploi de la communauté d'agglomération Berre-Salon-Durance, utilisez ce système d'offres et de demandes d'emploi destiné à fonctionner en local : http://www.cabsd.com/vieeco/emploi/index.php3?mn=10

Jean-Louis Schwendimann, mandataire UPE 13 au groupe IPA Salon-Arles
Mise en ligne le 1-3-2003, dernière révision le 2-6-2003