| N°19 - Juin 1999 | COLLECTIVITES: Elus et internet | |
Certaines informations de cet article datent
Retour sur notre enquête:
Les internautes et
"le politique", où en est le débat?
Dans l'enquête sur les internautes et "le politique", dont les résultats ont été publiés dans le numéro de février du Journal d'Internet (1), les internautes s'étaient montrés sévères à l'égard des élus. Plusieurs d'entre eux ont réagi, d'autres se sont engagés à le faire. Nous vous présentons également quelques sites d'élus parmi la vingtaine que l'on trouve actuellement en France.
1) Rappel des résultats de l'enquête
Les questions ont porté sur l'internet et "le politique", ainsi que sur l'usage du réseau par les répondants. Les internautes qui se sont exprimés, à charge ou à décharge, n'étaient pas nécessairement représentatifs de l'ensemble des internautes, pas plus que de la population en général, même si les jugements défavorables exprimés à l'égard des élus rejoignent ceux d'une partie de l'opinion.
71 internautes ont répondu au questionnaire reçu par mail. Leur moyenne d'âge est de 39 ans. La répartition par sexe est de une femme pour deux hommes. 86 % des répondants ont fait des études supérieures, ce qui montre l'étroitesse de la frange d'internautes motivée par ce type de questions. Cette enquête constitue néanmoins un des dossiers les plus visités de la version web du journal.
Les internautes n'étaient qu'un sur deux à être allés sur des sites relevant de débats d'idées, ou plus précisément de partis politiques ou d'élus. 17 % néanmoins avaient déjà adressé un mail à un élu ou participé à un forum.
Un peu plus d'une fois sur deux, les répondants ont exprimé de mauvaises opinions à l'égard des élus, qu'ils ont trouvé attentistes ou démagogues, incapables d'identifier les compétences et peu créatifs. Si 18 % des internautes n'ont plus d'attentes à l'égard des élus, 82 % demandent toujours à voir, en dépit de leurs critiques. Ceux-ci souhaitent que les élus agissent dans la popularisation de l'internet, qu'ils ne récupèrent pas ce nouveau média comme ils l'ont fait pour les autres, qu'ils affichent leur programme (de préférence à leurs principes), que leur site propose un forum de discussion et qu'ils donnent une adresse électronique.
S'agissant des usages souhaités de l'internet, les répondants les ont mis dans l'ordre suivant (du plus important au moins important): connexion facilitée au grand nombre, production et échanges culturels, formation permanente, information du consommateur, recherche d'emploi, commerce en ligne, rencontres, jeux en réseau.
2) Réactions d'élus et d'internautes
François Roelants du Vivier (1), Député, Vice-Président du Parlement bruxellois, fondateur en 1996 de l'Association des Elus Internautes Francophones (2), analyse avec malice et lucidité l'attitude des élus face à l'internet:
"Votre enquête, même si elle se base sur un petit échantillon, a le mérite d'exister, de poser de bonnes questions, et de manifester des attentes vis-à-vis du politique. Ainsi, le fait que 82 % de vos correspondants aient des attentes à l'égard d'un monde politique dans le même temps décrié comme jamais (je parle pour la Belgique) est un enseignement positif de votre sondage.
"Je suis convaincu pour ma part que l'Internet peut être un outil efficace du dialogue démocratique. C'est mû par cette intuition que j'ai lancé en 1996 le réseau des élus internautes, dont vous avez eu l'amabilité de parler dans le n°15 de votre journal. Cette expérience m'a permis de rencontrer virtuellement au moins, et parfois réellement, plusieurs centaines d'élus à tous niveaux de pouvoir, à travers la francophonie internationale. De façon schématique, on peut les classer en 4 catégories :
"Plus généralement, le fait que des élus aient jugé utile de se constituer en réseau d'internautes montre que l'on a à faire à une minorité. On n'imagine pas un réseau des élus utilisateurs du téléphone ! L'existence de cette minorité prouve par ailleurs une fois de plus que l'audace n'est pas la vertu première en politique, et qu'au contraire le conservatisme et l'ignorance ont encore, tous partis confondus, de beaux jours devant eux. Beaucoup en effet ne prennent pas part aux débats sur les nouvelles technologies de l'information, par pure méconnaissance des réalités et des dossiers. Et aussi parce que les internautes ne représentent pas, à l'instar des enseignants ou des agriculteurs, une communauté d'électeurs organisée. Jusqu'à ce que Votre initiative peut être contagieuse. Mi-convaincu, mi-mordu, je vous encourage à poursuivre le combat pour l'utilisation des nouvelles technologies de l'information dans une perspective démocratique."
Jean-Pierre Cot (1), Député européen et Vice-Président du Parlement européen, complète ce tableau avec humilité et réalisme:
"J'ai été fort intéressé par votre enquête sur les internautes et le politique. Je réagirai en tant que politique modérément impliqué dans ce débat. Je suis en effet un internaute modeste, comme la plupart de mes collègues. Je ne surfe guère, car je n'en ai pas le temps. Lorsque je vais sur le net, c'est soit pour consulter mon courrier électronique, soit pour visiter un nombre limité de sites afin d'y trouver de l'information. Dans mon cas, surtout les sites européens d'une part, les sites juridiques d'autre part.
"J'ai deux adresses électroniques. La première, au Parlement européen, est gérée en fait par mon assistante. Je n'ai pratiquement pas de courrier personnel sur cette adresse, ou je trouve surtout les informations parlementaires, ordres du jour et courrier des divers groupes de pression. Ma seconde adresse, personnelle, est incluse dans la liste des élus internautes. C'est là que je trouve quelques missives sympathiques, dont la vôtre. Contrairement à Pascal Terrasse, je ne suis pas envahi de courrier électronique. Sans doute parce que je n'ai pas sollicité de correspondance. Je n'ai pas cherché à diffuser particulièrement mon adresse, car je ne serais pas capable de gérer un courrier important. Cette politique restrictive me permet de répondre personnellement aux messages que je reçois et dans des délais raisonnables.
"Je n'ai pas de site sur le net. Il me faudrait en effet un assistant compétent pour le monter et le gérer. Je constate que les seuls élus qui ont une présence effective comme internautes sont ceux qui disposent de cet oiseau rare, le "fou du net", capable d'animer un site, donc un réseau. Il y faut des crédits, une compétence qui ne sont pas à la disposition du parlementaire moyen en Europe. Pour m'en tenir aux parlementaires français, je constate que la plupart des internautes actifs sont élus de grandes villes et ont donc les moyens techniques de monter leur dispositif et de l'entretenir.
"Au delà des problèmes techniques et financiers, je vois une contradiction difficile à surmonter. Ou bien le net reste un moyen de communication personnelle à diffusion limitée, comme dans mon cas. Je puis donc avoir une relation directe avec quelques correspondants. Ou bien le net devient un moyen de communication de masse avec l'élu et nous ne pourrons plus préserver ce caractère de spontanéité auquel sont attachés les internautes.
"Mais vos correspondants ont sûrement la réponse, que je lirai avec intérêt."
Lionel Balme (1), étudiant en Maîtrise de Sciences et Techniques à Grenoble, se pose la question de la possibilité de recueillir l'opinion des citoyens par le moyen du réseau. C'est un sujet assez souvent évoqué par des internautes de culture scientifique. Cette question et celle de la démocratie ont fait l'objet de débats dans les Cahiers de Doléances (3), eux-mêmes sujets à débat (4).
3) Quelques sites d'élus
Nous n'avons pas voulu présenter les sites des partis politiques, même si ceux-ci jouent un rôle intéressant dans la présentation vérifiable par tous, des idées défendues dans les différents courants politiques.
Le but est ici d'être plus près des attentes des internautes, plutôt orientées vers la personnalité et le comportement de leurs élus. On trouvera dans le site de Denis Lorriaux sur l'Europe, les professions de foi des ténors des grands partis qui sollicitent nos suffrages pour les européennes (5).
Les sites des hommes politiques sont plus variés et plus révélateurs que ceux de leurs partis, vérifiés dans tous leurs recoins avant d'être validés. Ils nous rendent nos élus plus proches, dans leurs qualités et peut-être plus encore dans leurs défauts.
Actuellement présenté comme le plus moderne par les technologies mises en uvre, le dernier arrivé et le plus controversé et sans conteste le site de Daniel Cohn Bendit.
Daniel Cohn Bendit (6)
Bien des sites pêchent par un manque d'unité entre le fond et la forme, ce n'est pas le cas de celui-ci. Les webdesigners évoquent également la nécessite d'un "tunnel" en entrée de site, d'où l'internaute glissera comme sur un toboggan vers la cible qui l'attend au tournant. Là aussi c'est réussi, puisqu'une fois répondu à l'invitation de se mettre en plein écran, on est précipité comme dans un entonnoir vers un monde nouveau, où les effets d'images, les sons et les idées nous entraînent dans une tourbillonnante kermesse de la modernité.
Le site est en poursuite d'élaboration et sa consultation s'est éclaircie depuis son ouverture. Dans le courrier des lecteurs qu'on finit par trouver, les critiques ont fait place à une série ininterrompue de louanges ..
Alain Lipietz (7)
Ici on retrouve tout son libre arbitre, encore qu'on est vite convaincu que l'homme en écrit davantage qu'on ne pourra jamais en lire. Après le site plumage et ramage, nous voici dans un site-bibliothèque. Artisanale, mais aussi vaste que le savoir des universitaires. Les écrits sont tous correctement étiquetés et consultables, avec comme il se doit dans ce genre littéraire, de nombreux liens vers d'autres penseurs et les écrits de ceux qui se sont exprimés sur le même sujet.
Difficile de lire tout cela avant les prochaines européennes, mais il y a de quoi rendre citoyennes nos longues soirées d'hiver. Le site est agrémenté d'une illustration printanière destinée à égayer l'internaute. A défaut de débattre sur de grands sujets, il pourra toujours répondre au questionnaire proposé sur le sens de cette illustration.
Marie-Hélène Aubert (8)
Il s'agit là d'un site très professionnel, loin des affirmations tapageuses et des sites en forme d'affiche électorale.

C'est de loin le site d'élu le plus riche. Il offre de nombreux services à l'internaute. Un menu de choix clair et efficace se trouve sur la page d'accueil, offrant ensuite dans chaque partie des ramifications clairement désignées. Une BD est cliquable sur le second écran, avec la présentation du travail d'un élu de base, qui constitue un cours d'instruction civique pour ceux que les longs discours ennuient. La FAQ a le même usage, en éclairant l'internaute sur tout ce qui fait de nos élus d'utiles représentants de nos suffrages. Les liens, judicieusement choisis, comprennent chaque fois ce que l'on peut trouver de meilleur sur le sujet. Un forum fonctionne autour de thèmes préalablement ciblés, comme le Kosovo pour le sujet de niveau national actuellement en cours, ou le manque de dialogue au sein des familles pour le sujet proposé en local. Il y a derrière le site un service efficace où l'on répond aux mails, de façon personnelle, loin des formules passe-partout. Après quelques échanges, la Députée a accepté de répondre elle-même à une interview. Pas de texte fabriqué par un cabinet. Comment l'internet peut-il développer la vie citoyenne, voici la réponse de Marie-Hélène Aubert:
"Il y a urgence à démocratiser cet outil et à permettre aux futurs internautes de s'y retrouver dans l'abondance de l'information disponible. Nous envisageons de réaliser un réseau intranet pour rendre plus accessibles tous les acteurs de la vie locale. C'est déjà ce que nous essayons de faire sur notre site avec Hervé Chouteau (responsable des NTIC auprès de l'élue), en cherchant à sensibiliser et regrouper les élus, les services publics et les associations de la région, de façon à rapprocher de la population ces moyens de citoyenneté.
"Je suis l'élue d'une circonscription très rurale et pour moi cet outil a une importance fondamentale, car il abolit les distances. Il permet à tous ceux qui habitent loin des grands centres et qui sont isolés entre eux, de communiquer rapidement et facilement. L'internet me paraît constituer pour le monde rural un enjeu fondamental pour impulser une politique nouvelle. Pour tous les citoyens du monde rural, l'internet est une chance et un atout.
"La formation constitue un aspect important pour faciliter la maîtrise de l'outil, qu'il s'agisse de l'apprentissage de la technique et de l'exercice de la liberté de choix, une fois que l'on est sur le réseau. Le Comité de bassin d'emploi, le milieu associatif ainsi que les écoles, notamment dans les petites communes, doivent être parties prenantes dans ces actions
"J'ai lu les résultats de votre enquête, qui montre le chemin qu'il reste à parcourir pour que les élus soient reconnus des internautes."
Ceux qui ferment pour les européennes
Certains élus affichent leur civisme en mettant leur site en berne. C'est le cas de François Bernardini (9), premier homme politique de Provence Alpes Côte d'Azur à avoir réalisé un site, où il informait ses concitoyens de son activité de Député européen. C'est également le cas de Gérard Caudron, Maire de Villeneuve d'Asq, qui s'est exprimé dans le cadre de notre enquête (1).
4) En région marseillaise
A part celui de François Bernardini, il n'y a en région marseillaise qu'un seul véritable site d'élu, celui de Guy Teissier (10), Maire des 9 ème et 10 ème arrondissements de Marseille et Député.

Ce site exprime avec clarté le positionnement politique de l'élu, jusque dans des discours de circonstance, comme celui des vux, en réalité un discours programmatique que l'on retrouvera dans les archives du site.
Un forum est disponible, mais peu d'internautes sont venus dialoguer, si ce n'est Guy Teissier et son webmestre. Mais ceci a été effacé et le site retouché depuis la sortie de notre article.
L'élu marseillais milite également en faveur de la préservation des calanques. Pour ceux qui ne le sauraient pas, on apprend "qu'en sa qualité de Député-Maire des calanques, Guy Teissier a proposé la création d'un Groupement d'Intérêt Public "Protection de la Nature". Cette idée approuvée par Corinne Lepage puis par Dominique Voynet, l'actuelle Ministre de l'Environnement, sera opérationnelle à la fin de l'année 1999."
Renaud Muselier n'est pas absent du web, puisqu'il a ouvert une tribune dans Agoranet (11), où les internautes peuvent intervenir en référence à sa profession de foi.
On note dans les Bouches-du-Rhône quelques sites contestataires ou de réflexion, qui ne sont pas à proprement parler des sites d'élus, mais qui initient des réflexions citoyennes. Les prétendants aux suffrages ne sont pas forcément loin: le Forum Civique (12) depuis peu relooqué et joliment illustré par des dessins de Carrèse, le Journal des Boucains (13) et De la Mine aux Collines (14). Ce dernier qui se préoccupe de l'avenir du bassin minier de Gardanne, est un site sans prétention mais abondamment documenté et agréable à visiter.

Dans les départements voisins, on signalera le site de René Aschieri (15), Député des Alpes-Maritimes, tandis que Cécile Helle, Députée du Vaucluse, prend comme Renaud Muselier la parole dans Agoranet (11).
5) En conclusion
A voir la fréquentation des sites d'hommes politiques qui affichent des compteurs, les internautes ne trouvent pas encore ceux-ci très érotiques.
Ils n'empêche qu'il s'agit souvent de leur part d'un acte courageux, même si ce courage le cède parfois à la propagande. Il est normal que les élus se fassent connaître et c'est positif pour l'exercice citoyen que ceux-ci se prêtent au débat. En particulier qu'ils se mettent à la portée de l'internaute, pas forcément très émoustillé pour aller à un meeting politique. Mais malgré tout prêt à entamer le dialogue et désireux de contribuer à la vie publique, comme notre enquête l'a montré.
Visitez ces sites, intervenez dans les débats, témoignez de votre expérience dans nos colonnes.
Comme vous le savez, altern.org (16) a rouvert et vous trouverez l'amendement de Patrick Bloche qui vise les hébergeurs (modification de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication) sur le site du Député (17)
A signaler encore une excellente initiative d'universitaires en Belgique, Point d'interrogation (18), où les élus des partis politiques répondent au collectif qui a ouvert cette tribune.
1) Enquête sur les internautes et
"le politique": http://www.journal-internet.com/1dossier/15jls06.htm
2) Association des Elus Internautes Francophones: http://www.synec-doc.be/francite/elus/
3) Cahiers de Doléances (Adminet, Admiroute, Club de
l'Arche): http://www.doleances.org/
4) Les Cahiers de Doléances présentés dans le Journal
d'Internet: http://www.journal-internet.com/5collec/16jls01.htm
5) Elections européennes, site de Denis Lorriaux: http://www.europe-fr.com/profession.htm
6) Envie de politique, Daniel Cohn Bendit: l'url renvoie maintenant à un
site pornographique !
7) Alain Lipietz: http://perso.club-internet.fr/lipietz/
8) Marie-Hélène Aubert: http://perso.club-internet.fr/mhaubert/
9) François Bernardini: http://bernardini.vif.fr/bernardini/index.htm
10) Guy Teissier: http://perso.club-internet.fr/dg13/Site_GT/indexGT.html
11) Renaud Muselier dans Agoranet: http://www.agoranet.org/
12) Le Forum civique: http://www.marseillais.com/forum
13) Le Journal des Boucains: http://members.aol.com/jdboucains/
14) De la Mine aux Collines: http://www.citeweb.net/cepg
15) André Aschieri: http://www.aschieri.net/
16) Altern.org rouvre: http://altern.org/
17) L'amendement Bloche sur l'hébergement des sites: http://www.PatrickBloche.org/1/dossiers/dossieraudiovis.htm
18) Point d'interrogation: http://www.planet.be/interrogation/
Nouveau depuis la sortie de la version papier
3-6-99 Le web continue à s'emparer du politique: Wanadoo Belgique (signalé par Ze WoC) présente les idées défendues par les hommes politiques des différents partis belges, ainsi que la possibilité de participer à un vote électronique avec affichage des résultats en temps réel. Comme pour la plupart des partis seul le sigle est donné dans le bureau de vote virtuel du site, le vote de certains visiteurs venus par curiosité risque de se faire en faveur des seuls partis dont le nom apparaît en clair.
5-6-99 Visitez le site synthèse très complet du Club Internet sur les élections européennes.
13-6-99 Christian Dussarrat, jeune ingénieur français au Japon.
"Au moins les internautes ne sont pas négligés dans ces interventions d'élus. Effet de mode? JP Cot est le politicien type pas accro, mais qu'internet intéresse. Je suis allé voir le forum de l'UDF il y a quelque temps, c'est désert. Il y a quelques interventions, toujours des mêmes personnes, des militants apparemment. Alors sur le site personnel d'hommes politiques... on n'est pas surpris d'apprendre que Teissier doive s'écrire pour avoir des interventions sur son site. Internet ne pourra pas contribuer a lutter contre l'indifférence aux élections. Les gens ne lisent pas les tracts qu'on leur tend, on les voit mal se connecter sur internet pour s'informer. Les sites que je suis allé voir me paraissent vides de contenu. On pourrait imaginer bien mieux, il me semble. Dans le site de Daniel Cohn Bendit, il y a un forum sur la drogue et un sur le Kosovo, c'est tout. Les autres sont en projet (à la veille de l'élection pour laquelle le site a été construit). La musique de "Englishman in NY" et "Je veux être un homme heureux" m'a fait plaisir à entendre. C'est sur la forme très pro, mais le contenu ne me semble pas à la hauteur. Je m'y suis ennuyé et j'ai vite abandonné d'y trouver des points de vue très profonds, du genre de Favilla dans les Echos. C'est un bon site pour se distraire, mais pas vraiment pour s'informer... Le site de l'UDF est très conventionnel, alors que celui de Daniel Cohn Bendit l'est beaucoup moins, mais on y trouve les interventions des députés. Le problème de l'UDF, c'est son absence de cohérence idéologique. On se demande si ce n'est pas pour pouvoir avoir n'importe quel point de vue à l'avenir. En tout cas, pas grand chose n'est fait pour ne pas en accréditer l'idée... Internet est un nouvel outil pour voir les incohérences des uns et des autres..."